Dimanche 5 juillet 2009

 

 

Table de dé-multiplication : deux au pays enchanté

Deux fois un est toujours égal

A deux c’est comme ça point final

 

Deux fois deux c’est plus compliqué

Egal quatre car ils sont dédoublés

 

Deux fois trois au  pays des fées

Egal six vœux exauçés

 

Deux fois quatre nains de jardin

Egal huit coquins lutins

 

Deux fois cinq géants curieux

Egal dix immenses  yeux

 

Deux fois six royaumes enchantés

Egal douze lieux à visiter

 

Deux fois sept ogres affamés

Egal quatorze enfants mangés

 

Deux fois huit méchantes sorcières

Egal seize princes changés en pierre

 

Deux fois neuf tapis magiques

Egal dix huit vols féèriques

 

Deux fois dix dragons en colère

Egal vingt chevaliers par terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Déborah Bernardeau - Publié dans : COMPTINES - Communauté : Contes.Illustration.Edition
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009



Lucette et le chat en Miette


 

Il était une fois une toute petite souris qui n’avait pas d’amis… Je vous entends déjà, vos babines retroussées glousser à perdre haleine qu’elle n’a qu’à en chercher. Il est vrai que chacun dans la vie cherche son chat… mais notre souricette, bien mal lui en prit tissa une amitié avec son pire ennemi. Pas besoin chers lecteurs   de vous faire un dessin, notre souris d’un jeune félin crut bon de se  faire son copain. Copain d’un jour, copain toujours …un ver ami d’un vautour ? Non vous ne m’avez pas suivi… ici je vous parle d’une souris qui pour un morceau de fromage, reçu un jour en héritage, décida d’en léguer la moitié à un matou vilement jeté par un maître peu attentionné. Le pauvret le poil hérissé, complètement traumatisé, faisait la quête aux croquettes à l’entrée d’une superette. Hélas l’hiver était glacial et mise à part un chien qui râle, nul ne venait s’attarder dans les rues givrées de Janvier.

 

- Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors ! lui dit moqueur un jour Médor d’empathie hélas dépourvu envers notre chat à la rue.

 

 

- N’aurais-tu pas à me prêter quelques croquettes mêmes désséchées. Je te les rendrai c’est promis, quand l’hiver sera fini… demanda le jeune chat.

 

 

- Et comment donc feras-tu pauvre de toi, jeune vagabond.  Comptes tu chanter ou bien danser comme une cigale de renom ? vociféra en aboyant notre Médor méprisant.

 

 

 

C’est alors qu'une souris qui se prénommait Lucette, et qui était  pleine d’empathie, s’approcha du jeune chat et du fromage lui donna. Le félin n’en revint pas et accepta ce doux festin, songeant déjà que pour dîner le rongeur il croquerait. Hélas pour lui notre souris avait une porte de sortie, ayant déjà imaginé comment ce chat apprivoiser. Alors que babines retroussées le fromage il allait croquer, Lucette le prévint gentiment, qu’amis ils étaient à présent. Comme s’il venait d’avaler un matou de sa lignée, notre chat faillit s’étouffer qu’on veuille ainsi le berner. Mais comme son ventre criait famine, il accepta l’idée câline et pour un bout dudit fromage son amitié offrit bien sage.

 

Alors que la belle contait fleurette à notre matou follement épris… de mimolette, le temps passa à toute vitesse tandis qu’un chien repassait en laisse… Il s’agissait, vous l’auriez compris, de Médor, le chien bigoudi, surnommé de ce petit nom, depuis que dans un salon, contre un os finement broyé, il se laissa les poils friser.

 

Alors matou sans collier… te voilà maintenant rassasié jappa l’animal méprisant tout en flairant le mets tentant.

Bas les pattes sac à puces, retourne voir chez les voisins, si je m’y trouve pauvre crétin ! répondit alors le chat, qui craignait pour son repas.

Alors ça tu me le paieras répondit le chien aux abois, tandis que sa maîtresse pressée sur la laisse vainement, tirait.

 

Finalement Médor acquiesça et son chemin retroussa, tandis qu’il maugréait contre ce clochard détesté.

 

Notre souricette quant à elle avait savamment rassemblé quelques feuilles de châtaignés en guise d’assiettes pour le souper.

 

-Sais tu soupira le chat, ce que nous mangerons ce soir, jeune Lucette innocente, as-tu préparé la bouilloire ?


 

-Une bouilloire pour le souper ! répondit notre chère souris, qui enfin avait compris qu’elle était toute désignée pour croupir dans son gosier.

Comptes tu donc m’ébouillanter, toi qui te disais mon ami ?

 

-Amitié il y avait… amitié il n’y a plus, car tu es bien trop dodue pour que je ne te croque toute crue.

 

-… Mais tu avais pourtant promis ? murmura ladite  souris.

 

- Promis, promis que nenni… seul m’importe mon appétit contenter foi d’mistigri !

 

Alors qu’ils se disputaient jouant au chat et la souris, Médor les crocs aiguisés, de chez lui s’était enfui… Il était si remonté qu’une pendule admirative devant lui serait prostrée et agiterait l’aiguille pensive.

 

- Alors jeune va nu pattes j’espère que tu as la patate, car j’ai une faim de loup… envie de croquer un matou… maugréa ledit Médor, de sa voix de Castafiore.

 

-Envie de croquer un matou… Mon pauvre vieux… mais tu es saoul ! Au lieu de retrousser tes babines, diminue donc la bibine ! lui répondit alors Miette notre ami chat le pique assiette.

 

J’attire alors votre attention sur le fait que Lucette, notre jeune souricette de la scène sous ses yeux n’avait pas perdu une miette. Pourtant, comme elle-même était contre le chat plutôt fâchée, elle les laissa s’égosiller et les points allait compter…

 

Notre matou n’était pas fort et sous les coups dudit Médor fut bientôt mis au tapis à moitié déjà évanoui.

 

Lucette hésita alors… devait-elle porter secours à ce chat qui bien mal lui prit, était tout sauf un vrai ami ? Elle hésita longuement, un coup de croc plus tard porté, vers le chien s’enhardit gaiement à sous ses pattes son nez fourrer. Elle se souvint en effet, qu’un serment d’amitié ne peut ainsi se briser si sincère alors elle il était. Dudit chat me direz-vous, jeu de dupe il y avait et de la souris ne voyait qu’un Croque-Dame carnassier. Pourtant notre chère Lucette était une honnête femme et voyant Miette au plus mal eut vraiment du vague à l’âme. A une patte du jeune chien, elle vint alors s’accrocher, tandis que d’un cri très aigu, ses frères et sœurs elle appelait.

 

Cent pas de souris plus tard, arrivèrent goguenards frères et sœurs de la fratrie de notre gentille souris. Souris verte courant dans l’herbe, souris noire sans histoire, souris rose qui chante en prose… la famille de Lucette, était grande il est vrai et en deux coups de fourchette ledit Miette fut sauvé. Attendez chers spectateurs, je vous entends vociférer, qu’un chien ne se croque pas quand on est civilisé… Médor rassurez vous est en vie et bien portant. Seulement quelques morsures le calmèrent suffisamment, pour que jamais plus  ne vienne, notre chat importuner, et d’ailleurs à présent agoraphobe le pauvre il est.

 

Que devint Dame Lucette et son gentil ennemi ? On raconte que désormais ils s’aiment vraiment en amis. Si un jour vos pas vous mènent dans la rue de l’Arbalète, dans le cinquième à Paris, vous y rencontrerez Miette. Il y vend des pièges à hommes à ses clientes souris, que ces nuisibles souvent assomment troublant leur paisible vie.



Voici la version audio du conte :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       

 

 

Par Déborah Bernardeau - Publié dans : L'HEURE DU CONTE - Communauté : Nos contes préférés
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Texte Libre

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus